Mytilliculture en baie de Saint-Brieuc près du camping Bellevue Mer

La mytiliculture

mytilliculture en baie de saint-Brieuc

Baie de Saint-Brieuc

La mytiliculture en baie de Saint-Brieuc

d’après un article de Mickaëlle LE BRAS OUEST FRANCE du Lundi 29 juillet 2013

Moules : la baie de St-Brieuc pèse 10 % de la production nationale.

La mytiliculture, culture sur bouchots, est un fort atout économique de la baie de Saint-Brieuc. Cette tradition, bien connue, n’est pourtant pas briochine.

Mytiliculture. C’est le nom abrupt et difficile à prononcer de la culture des moules sur bouchots. Cette tradition du bouchot (support d’élevage des moules et autres coquillages), bien connue dans la baie, n’est cependant pas briochine.
Selon la légende, un Irlandais, Patrick Walton, fait naufrage au nord de La Rochelle au XIIIe siècle. De là, il essaie de survivre en plantant des filets afin d’attraper les oiseaux. Sur les piquets viennent se greffer de petites moules. Rapidement, l’Irlandais multiplie les piquets, les « bout choat ». Le bouchot est né. Mais pas encore dans la baie de Saint-Brieuc…
Pour cela, il faut attendre 1956 et une grave maladie, la mytilicula intestinalis, qui détruit 90 % de la production de la baie de l’Aiguillon, au nord de La Rochelle.
Les familles de mytiliculteurs s’expatrient alors en Bretagne, dans l’Ille-et-Vilaine et les Côtes-d’Armor. Et dans les années 60, en baie de Saint-Brieuc, sont commencées les premières implantations de pieux de chêne, les fameux bouchots, qui représentent aujourd’hui 98 % de la production de moules dans le département.

Seconde place mytilicole de France

Avec une longueur de 93 km de bouchots, la baie briochine fournit près de 10 % de la production annuelle française entre mars et décembre. Soit 4 000 tonnes de fruits de mer. Faisant de la Bretagne-Nord, la seconde productrice de moules en France, après le Nord et la Normandie.

Deux races de moules distinctes sont cultivées, ici : la moule sauvage (mytilus galloprovincialis) adaptée au climat local et commercialisée de mars à juin et la moule cultivée (mytilus edulis) que l’on retrouve sur les pieux de la baie et dans nos assiettes de juillet à décembre.
Le naissain (la larve du mollusque) est d’abord capté sur des cordes pendant la saison estivale. Puis, ces cordes sont enroulées sur les bouchots. Les moules sont en élevage pendant 12 à 18 mois, pour ensuite être pêchées puis commercialisées.
Dans la baie, c’est le côté Est qui est producteur, allant du Légué jusqu’à Daouët. La baie est marquée par la tradition et le savoir-faire qui se perpétue de génération en génération, au sein de même famille.
À Hillion, dans l’anse de Morieux, ce sont notamment six ateliers d’expédition qui sont implantés.

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